Qu’y a-t-il de plus beau
qu’une fourmi ? Ses lignes sont courbes et épurées, son aérodynamisme parfait.
Toute la carrosserie de l’insecte est étudiée pour que chaque membre s’emboîte
parfaitement dans l’encoche prévue à cet effet. Chaque articulation est une
merveille mécanique. Les plaques s’encastrent comme si elles avaient été
conçues par un designer assisté par ordinateur. Jamais ça ne grince, jamais ça
ne frotte. La tête triangulaire creuse l’air, les pattes longues et fléchies
donnent au corps une suspension confortable au ras du sol. On dirait une
voiture de sport italienne. Les griffes lui permettent de marcher au plafond.
Les yeux ont une vision panoramique à 180°. Les antennes saisissent des
milliers d’informations qui nous sont invisibles, et leur extrémité peut servir
de marteau.
Bernard Werber, Les Fourmis
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